Le crowdsourcing & l’intelligence collective…

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Après une rentrée intense et active de la part des associés de l’agence, l’un finalisant son sujet de thèse dans le cadre de son MBA « Marketing et Commerce sur Internet » qu’il effectue en ce moment même en « part time », et les deux autres associés aidés par ce dernier sur les dossiers brulants du mois de septembre… Ces derniers ont décidé d’aborder un sujet qui prend de l’ampleur sur Internet :

La montée du Crowdsourcing depuis 2006 a vu arriver sur Internet de nouveaux acteurs. Le principe de fonctionnement de ces nouvelles entreprises est simple : utiliser le temps disponible des gens pour créer du contenu, résoudre des problèmes…  En mutualisant les ressources et compétences, les sites Web peuvent alors proposer des produits et services à des coûts très bas…

Mais quel rapport direz-vous avec l’intelligence collective ? Pour faire court, nous pouvons dire le Web 2.0 ! En effet, Les technologies de l’information et de la communication ont permis de rendre accessible l’information, de stocker et de partager. Les technologies de l’information et de la collaboration vont beaucoup plus loin. Elles augmentent la performance des interactions humaines et donnent à l’information une valeur opérationnelle !

L’intelligence collective : la cause du Web 2.0 ?

« Selon Olivier ZARA, Les technologies de l’intelligence augmentée permettent aujourd’hui de matérialiser les concepts de l’intelligence collective. Malgré tout, certains croient pouvoir développer leur intelligence collective en minimisant l’importance des logiciels, voire en les rejetant. A la résistance classique au changement s’ajoutent des raisons culturelles (goût du contact humain, communication verbale dominante…) qui sont en particulier représentatives de la culture latine. Du fait de cette culture, valorisée et sacralisée comme un patrimoine de grande valeur, beaucoup d’entreprises prendront dans les dix prochaines années un retard considérable par rapport à la culture anglo-saxonne plus ouverte et plus sensible à ces technologies. L’IC implique donc une nouvelle gouvernance des organisations qu’on appelle le management de l’intelligence collective. »

Par ailleurs, Pierre Levy, Philosophe qui étudie l’impact d’Internet sur la société, avec un style volontiers lyrique et prophétique, nous donne son avis sur  » Il n’y a pas de relation automatique entre réflexion collective et décision intelligente » :

« La masse n’a pas toujours raison, surtout s’il s’agit d’une masse moutonnière et conformiste qui ne remet rien en question. C’est pourquoi le projet de l’intelligence collective consiste précisément à valoriser toute la diversité des connaissances, des compétences et des idées qui se trouvent dans une collectivité et à organiser cette diversité en un dialogue créatif et productif. La culture de l’intelligence collective travaille à établir de manière douce et pacifique un « multilogue » ouvert, qui est préférable aussi bien au cloisonnement et à l’isolement des intelligences, qu’à l’uniformité bien pensante. »

Le Crowdsourcing

Comme vous le savez déjà, le crowdsourcing consiste, pour les éditeurs de sites, à utiliser les internautes pour créer des contenus, répondre aux questions d’autres visiteurs, voire participer à la conception du site. En mutualisant les ressources et compétences de leurs visiteurs, les sites peuvent alors proposer des produits et services à des coûts très bas. Ce terme, que l’on peut traduire par « développement avec la participation de nombreux utilisateurs » représente une sorte d’externalisation (« outsourcing« ).

Cette tendance se démocratise rapidement… Il reste, à vérifier que le “crowdsourcing” peut devenir un phénomène significatif, au-delà de quelques exemples ou de quelques niches. Mais posons-nous quelques questions qui poussent les limites toujours plus loin :

  • Que dire quand tout le monde réalisera des économies en payant des clopinettes l’expertise de professionnels dispersés ou les productions d’amateurs, qui paiera ces gens-là pour qu’ils vivent, produisent, se forment, réfléchissent et consomment ?
  • Que dire alors  lorsque les entreprises réduiront leur R&D interne pour acheter l’innovation ailleurs, qui investira le temps nécessaire à la recherche, à l’essai-erreur ?
  • Et comment réagir du nouvel ouvrage et de la nouvelle thèse « surprenante » de Chris Anderson (rédacteur en chef de Wired, ce magzine Américain de référence du Web et du némérique) selon laquelle « Le meilleur moyen de gagner de l’argent ? Tout proposer gratuitement ! » c’est plutôt réaliste ou visionnaire ?

Conclusion

Mais que peut-on en conclure, Et si le Web 2.0 apportait plus de démocratie dans le monde ? Et si les nouveaux outils web 2.0 étaient au service de l’intelligence collective… Nous souhaitons que vous nous aidiez à conclure sur ce sujet si intéressant qui nous fait nous poser plus de questions que de vous apporter de réponses. Nous attendons avec impatience vos commentaires. Merci.


Sources : JDN, Olivier Zara, eco.rue89.com, illustration : YouontheWeb

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