La « longue traîne » et les fautes d’orthographe au service du référencement !

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Comment l’utilisation de nombreux mots clés moins importants peut avoir un impact parfois aussi fort, voir plus fort que le choix de quelques mots clés jugés primordiaux ? C’est l’effet « long tail  » ou « longue traîne » en français.

Comment les fautes d’orthographe peuvent représenter une réelle opportunité de trafic ciblé pour certains sites ? Des erreurs de frappe au langage SMS , la palette des variantes à intégrer est large.

En matière de référencement, le choix des mots clés doit être des plus pertinents, tenant compte de la concurrence, du potentiel de trafic… Alors, Didier Calloc’h vous propose d’approfondir ces 2 questions.

A) – La longue traîne

Tout d’abord, l’expression « long tail », bien connue des statisticiens, a été consacrée dans le monde du commerce par Chris Anderson , le rédacteur en chef du magazine Wired, à la fin de l’année 2004. Elle désigne dans ce cas l’ensemble des produits des fonds de catalogue qui se vendent en proportion réduite mais dont la somme des ventes peut collectivement dépasser la vente des produits les plus vendus. Cette particularité s’applique bien sûr aussi aux e-marchands.

Elle prend aussi toute sa valeur dans le domaine du référencement. Le trafic issu de la somme des mots clés de la « long tail » dépasse le total des apports des mots clés les plus performants. « La long tail prend à contre-pied la loi de Pareto [la loi des 80/20] ». « L’intégralité du site doit participer au trafic. Et pour ce faire, le premier point consiste à ne pas se limiter à une liste précise de mots. Il est nécessaire d’être ouvert à pleins d’autres mots clés que ceux liés au cœur de l’activité principal.

De la même manière, le positionnement sur les mots génériques doit être utilisé avec parcimonie. « La meilleure réserve de trafic se trouve dans la diversité des requêtes et de cette manière dans la mise en valeur du contenu du site. Un trafic se construit sur des milliers de mots clés , les positions sur 20, 50 ou 100 mots mêmes importants ne génèrent qu’une infime partie de l’audience ».

Alors qu’un mot clé générique demandera un investissement plus poussé et un retour sur investissement plutôt faible, les mots clés de long tail sont quant à eux spécifiques et totalement ciblés.

« Pour sélectionner les bonnes expressions, il est nécessaire d’examiner les tendances à partir des statistiques issus du site afin de connaître les mots clés réellement tapés ». Impossible en effet d’inventer ou de deviner ces mots. Alors que les outils de suggestions de mots clés ne listent que les mots clés les plus tapés, seul le site peut éclairer sur ces expressions. Reste ensuite à mettre en place le travail pour améliorer leur visibilité.

« L’essentiel du travail revient à rendre visible et compatible les informations bien souvent cachées dans les bases de données dynamiques ». « En favorisant la long tail, tout le contenu du site est mis en valeur ».

B) – Les fautes d’orthogarphe

Une question fondamentale à se poser : « Est-il rationnel de se positionner sur des fautes ? »

Si l’on juge les mots clés qui font vendre et plus spécifiquement les mots comportant des fautes d’orthographe, on peut déterminer 4 types de fautes :

1 -les règles orthographiques

2 -les fautes culturelles

3 -les erreurs de frappe au clavier

4 -l’écriture de marque et l’écriture géographique

Toutes les fautes ne méritent pas d’être exploitées. Il faut nécessairement tenir compte de la récurrence de la faute et du potentiel de taux de transformation. Ainsi, sur les règles orthographiques, certaines fautes sont quasi-systématiques. Le référencement n’est pas figé et, ce n’est pas gênant, ni même insultant pour l’internaute, de se positionner sur un mot mal orthographié. Le principal est de se positionner sur un mot qui pourra amener à une vente.

Le classement continue avec les fautes culturelles. Le meilleur exemple : les sites visant une cible jeune (12-24 nas) avec le langage SMS prenant toute sa valeur dans l’optimisation. « Idées cadeaux » peut se combiner en « idées KDO », « ID KDO », « ID cadeau ». « La culture jeune est largement exploitée dans le référencement. Le langage SMS est de plus en plus intégré par les sites et devient extrêmement concurrentiel ».

 L’erreur de saisie sur le clavier est également une constante. Un exemple frappant, celui du site « Feuvert », spécialiste en entretien et équipement automobile, pour qui le deuxième mot clé source de trafic sur le site est « Feufert ».
Alors que pour les fautes d’orthographe, certaines règles regroupant les erreurs communes existent, les fautes de frappe sont plus difficiles à détecter. Il est nécessaire d’utiliser un outil de tracking ». « Il est primordial d’aller au fin fond des statistiques, dans le bas des tableaux présentant des résultats hétérogènes avec des pépites cachées au milieu.

Et pour finir, l’écriture de marque et l’écriture géographique terminent la liste de type de fautes. « Les français sont fâchés avec l’orthographe, mais encore plus avec la géographie ». Par exemple, le site de l’office de tourisme de Courchevel. A l’international, le nom de Courchevel se fait bien trop souvent écorcher : il faut savoir en tirer parti. Les américains ont tendance à recherche « Courcheval », alors qu’en France, la ville se féminise et devient « Courchevelle ». A elle seule, l’expression « Courcheval » est la deuxième source de visite à l’international, rien que çà !

Malgré la faute, il n’y a pas d’ambiguïté dans la recherche. Les expressions mal orthographiées peuvent donc apporter un trafic ciblé, dans un univers moins concurrentiel. Afin de se positionner sur ces expressions, plusieurs techniques existent : l’intégrer dans le contenu. Il est en effet nécessaire de créer une page contenant la faute. Bien sûr, inutile de mettre cette page en avant dans le site. Elle peut être accessible à partir de la page plan du site. « Attention toutefois à ne pas créer une page satellite – construite et visible uniquement par les moteurs – et de risquer le blacklistage. »

Il existe également une alternative à l’intégration du « mot erroné » dans les contenus d’un site. « Démarrer une action de soumission dans une série d’annuaires en lien dur, sur lesquels extrêmement peu de visiteurs se rendent, avec comme ancre de lien le nom du site associé au terme mal orthographié peut conduire relativement rapidement à la première place de Google » Cette action de soumission peut également être optimisée en intégrant le mot dans la page de destination sélectionnée, tout en rendant ce mot non visible, exemple supplémetaire : « l’intégrer dans un texte alternatif à une animation flash peut aussi se faire. »

Sources (InternetActi.net , webilus & JDN )

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  1. acai berry powder…

    Une commission se réunit ce lundi pour examiner les résultats……

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